Tout étudiant en 3ème ou 4e année souhaitant partir à l’étranger passe par un moment de stress. Aurais-je la destination que je veux ? serais-je avec mes amis ? Pour ma part l’expérience reste assez frustrante.

Sur 10 choix j’en aurai bien un …

Pour contextualiser, j’étais en deuxième année de licence à l’époque et la session de candidature pour les échanges allait commencer. Cette année-là, mon université a décidé de tester un nouveau système d’affectation pour les Erasmus… qu’elle venait de mettre au point. Contrairement aux années précédentes nous ne pouvions choisir qu’une seule zone linguistique (anglophone, hispanophone, lusophone, francophone …). Ce n’était pas obligatoire de partir à l’étranger mais nous étions beaucoup à vouloir vivre cette expérience. D’autant plus que notre promotion était en sur-effectif.

Pour ma part, j’ai fait un choix stratégique. Mon rêve était d’aller en Australie ou en Amérique du Sud. Cependant, je savais que l’Australie était une destination très prisée et qu’il y avait très peu de places. J’ai donc choisi la zone hispanophone. Je voulais coute que coute aller au Chili. Ce pays m’inspirait et mes amis qui y sont allés en sont revenus marqués. 

Il fallait mettre 10 choix d’universités tout au plus, et le système allait réaliser seul les démarches pour nous dire où nous allions. Mes 4 premiers choix étaient donc les 4 universités partenaires chiliennes. En second choix j’ai opté pour 4 universités argentines (3 à Buenos Aires et 1 à Cordoba). Et enfin mes deux derniers choix étaient à Lima au Pérou. 

Ou pas …

Quelques jours plus tard les résultats étaient arrivés par mail : rien. C’était la désillusion totale je n’avais rien eu. J’étais totalement anéantie et je voyais mes rêves d’aventures près des lamas s’éloigner. C’était surtout un sentiment d’incompréhension, j’avais des notes assez correctes. Certains avec des notes bien plus basses avaient des destinations très demandées. Et à l’inverse certains dans le top 20 de la promo se retrouvaient sans rien. Cela m’avait rassuré, car il y avait forcément une erreur dans le système. Quelques jours plus tard je reçois en effet un mail disant qu’il y avait une erreur et qu’ils allaient refaire la procédure. 

Au second tour : toujours rien. Certains devaient aller en Thaïlande et se retrouvaient en Suisse. D’autres devaient aller aux États-Unis et se retrouvent sans rien … Le système avait encore une fois planté. L’université a donc décidé de laisser tomber ce nouveau système et de revenir à la méthode classique. Celle utilisée jusque-là où les élèves choisissent chacun leur tour leur université d’accueil. Nous étions donc convoqués au bureau des admissions un par un afin de choisir une destination en fonction de ce qui restait. Cela devait se dérouler sur 3 jours. Les deux premiers jours étaient pour la zone anglophone, et le dernier pour la zone hispanophone. Les autres avaient leur procédure à part au vu de leur nombre très faible. 

… Ah je vais partir à l’étranger finalement…

Ma convocation était en fin de journée et j’avais très peur qu’il ne reste plus rien. A chaque pause de cours nous allions au bureau des affaires internationales voir ce qui restait. Au fur et à mesure de la journée la liste se réduisait et mon stress augmentait. Je voulais absolument l’un des trois pays (Chili, Argentine ou Pérou). Mon tour arrive, je rentre. Chili : complet. Buenos aires : complet. Il ne restait plus que Cordoba et Mendoza en Argentine,  Lima au Pérou et quelques places en Colombie et Uruguay. Après réflexion je décide de choisir Cordoba en Argentine. Surtout que l’université à Lima était très excentrée.

Bien que ce ne soit pas Buenos Aires, c’était tout de même la deuxième plus grande ville d’Argentine.. Elle avait la réputation d’être une ville très étudiante. Mon âme de voyageuse en a également conclu que c’était un excellent point de départ pour visiter l’Amérique du sud. Et au vu de toutes les frontières qu’elle avait, il était intéressant de commencer par l’Argentine. J’ajouterai tout de même que la raison principale de ce voyage restait quand même l’apprentissage de l’espagnol et la découverte de nouvelles cultures. Quoi de mieux que le pays du tango et le meilleur producteur de viande du monde pour découvrir une nouvelle culture ?  

… Mais seule

Je ne connaissais toutefois personne qui venait avec moi à Cordoba. La plupart de mes amis allaient en Asie. Ceux qui allaient en Amérique du Sud partaient soit au Chili, Pérou ou Buenos aires. Nous étions 3 à partir à Cordoba au second semestre, mais nous ne nous connaissions pas. 

Le choix de la destination ayant été fait, il ne reste plus qu’à trouver un logement.

Dites-moi en commentaires où vous avez fait vos échanges si vous en avez fait. Sinon où aimeriez-vous le faire, ou allez-vous le faire. N’hésitez surtout pas à me poser vos questions si vous en avez. 

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